AUX FRONTIÈRES DE L'ENFER

Après leur révolution céleste et leur défaite, les anges déchus ont été exilés des landes de Grâce. Devenus des démons, ils sont restés nomades pendant des millénaires. Ainsi, ils ont erré à travers les mondes jusqu’à ce que Héméra – la déesse du jour – leur offre une part de ses terres aux frontières des Profondeurs. Si de nos jours, nombreuses créatures vivent en ces lieux, ces derniers demeurent la propriété des Hémériens qui en sont les protecteurs.

Selon la mythologie grecque, Héméra est une divinité primordiale et est la sœur d’Éther. Enfant de Nyx (la déesse de la nuit) et d’Érèbe (le dieu des ténèbres), elle réside avec sa mère en Enfer (ou le Tartare selon la croyance antique, les Profondeurs selon les Hémériens. Ce terme désigne le lieu le plus abyssal et le plus infernal du monde des morts). Les deux ne se rencontrent jamais : lorsqu’une quitte l’Enfer, l’autre y demeure. Et quand la première revient, la seconde en sort.

LE NEITHIEL

Le domaine du Neithiel se trouve à l’est d’Héméra.

Il héberge la cité première qui mit fin à l’exode des Hémériens : Baräum. Elle trône au sommet des monts enneigés et garde un œil sur tout l’empire. Frontalière des Profondeurs, elle en est néanmoins protégée par l’étendue de ses pics montagneux. Elle touche la voie lactée qui la traverse et s’engouffre dans ses souterrains pour nourrir la source Nyx : une eau médicinale cachée sous les fondations de la ville. Cette dernière alimente l’Éther : un fleuve lumineux qui traverse le royaume d’Héméra d’est en ouest. 

Au bout de ses montages, à la limite des Profondeurs, se trouve la bouche d’Apophis : un gouffre abyssal qui mène vers tous les royaumes infernaux. Il est gardé par des légions militaires qui répondent à la régence d’Orion (le souverain de Baräum). Il partage son autorité avec l’Ordre du Neithiel. Ce dernier est formé d’anciens membres importants qui ont participé à la protection d’Héméra au fil des siècles, qu’ils soient Hémériens ou d’une autre espèce. 

À la limite du Neithiel, aux frontières du domaine de l’Hemasiel, se tient la Spina, une chaîne de petites montagnes, mi-enneigées mi-verdoyantes. Elle est la demeure des Huli Jing : les esprits-renards. 

Entre les territoires sous la juridiction de Baräum et la Spina se trouvent les cascades de glace. La cachette d’Arthos est en ces lieux. 

SÉMANTIQUE :

NEITH + I + EL
Neith : la déesse égyptienne de la chasse, de la guerre et de la création. Elle est l’architecte de l’univers. Elle engendre le Soleil et tisse le monde auquel elle fixe des limites avec ses tissus.
El : Dieu dans de nombreuses langues sémitiques (groupe de langues parlées dès l’Antiquité au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans la Corne de l’Afrique).

BAR + ÄUM
Bara : de l’hébreu, construire et fils de.
Aum : syllabe hindouiste qui représente le son originel à partir duquel l’univers se serait manifesté.

SPINA : du latin spina qui signifie épine et colonne vertébrale


ORIGINES MYTHIQUES :

– L’Éther : mythologie grecque selon la théogonie d’Hésiode. Divinité personnification de la lumière céleste et de l’air le plus pur. Il est le frère d’Héméra (déesse du jour), l’enfant de Nyx (déesse de la nuit) et d’Érèbe (divinité infernale et personnification des ténèbres).

La bouche d’Apophis : selon la mythologie égyptienne, Apophis est le dieu des forces néfastes et la personnification du chaos, du mal, de l’obscurité qui cherche à anéantir la création divine.

L'HEMASIEL

Au centre, le domaine de l’Hemasiel se positionne entre le Neithiel, l’Alexiel et l’Excidium. Ses frontières touchent également au nord les Profondeurs (l’Enfer : lieu tortionnaire) et au sud les Eaux Sacrées qui mènent aux landes célestes (le Paradis). Le territoire se divise en deux royaumes : d’un côté l’Edenhemas, de l’autre l’Elyseehemas.

L’Edenhemas est la partie la plus sombre et dangereuse du royaume. Elle détient l’Érèbe : une forêt chaotique, ténébreuse et menaçante qui sépare Héméra des Profondeurs. À sa suite, se dévoile la forêt des Dryades qui séduit par sa beauté mystérieuse. Enfin, s’en suit l’Arcadia : un jardin exotique et fruitier réputé pour ses parfums suaves et son atmosphère envoûtante. La région est sous la régence de la lignée des Nashashel.

L’Elyseehemas, plus au sud, longe le littoral. Ses falaises font face aux Eaux Sacrées. À la frontière du Neithiel, les champs de Nucifera sont des étangs de lotus et de fleurs qui fleurissent dans les eaux peu profondes. Ensuite, les plaines de Woltus dévoilent des champs verdoyants et des potagers entretenus pas les jardiniers de la cité de l’Elyseehemas. À l’ouest, à la frontière de l’Excidium, les lacs des Néréides et leurs jardins maritimes sont le refuge des nymphes marines. Le territoire est sous la juridiction de la famille des Vélès. 

SÉMANTIQUE :

HEMA + SI + EL 
Hema :
du grec hema qui veut dire sang.
El : Dieu dans de nombreuses langues sémitiques (groupe de langues parlées dès l’Antiquité au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans la Corne de l’Afrique).

EDEN + HEMAS
Eden : de l’hébreu, signifie délices.
Hema : du grec, signifie sang.

ELYSEE + HEMAS
Elysee : les Champs Élysées sont le lieu de séjour des défunts pour les bonnes âmes chez les grecs. Ils se trouvent dans les Enfers (le monde souterrain qui accueillait tous les défunts. La partie tortionnaire était le Tartare, appelé de nos jours l’Enfer selon les croyances monothéistes).
Hema : du grec, signifie sang.

ORIGINES MYTHIQUES :

L’Érèbe : d’après la mythologie grecque, Érèbe (conjoint de Nyx, la déesse de la nuit) est une divinité primordiale et infernale issue du Chaos. Il représente les ténèbres et la noirceur des Enfers.

La forêt des Dryades : les dryades sont des nymphes protectrices des arbres d’après la mythologie grecque. Elles sont liées au jardin des Hespérides qui abrite un arbre aux pommes d’or. Ce jardin se trouve en marge du monde connu, vers l’empire de la Nuit. Gaïa (la déesse de la terre) a offert les pommes à la déesse Héra (femme de Zeus). Cette dernière les a fait garder par un serpent-dragon immortel et trois nymphes du soir. L’or des fruits, métal inaltérable, représente le symbole même de l’éternité des dieux. Pour le onzième de ses douze travaux, le demi-dieu grec Héraclès a dû voler l’une des pommes de l’arbre alors que la loi divine interdisait de les extraire du jardin sacré.

L’Arcadia : le terme vient à l’origine d’une province grecque de l’Antiquité. Il est devenu un mot poétique désignant une vision idyllique d’une nature sauvage et intacte. Il est associé à l’harmonie et à une splendeur naturelle généreuse.

Les champs de Nucifera : le terme vient de la plante Nelumbo Nucifera ou le Lotus Sacré. Dans le bouddhisme, le lotus est un symbole traditionnel de pureté : il naît dans une eau boueuse mais sa fleur reste immaculée. 

Les plaines de Woltus : le terme indo-européen woltus signifie prairie et dérive de la même racine que Vélès (divinité slave et nom lié étroitement à la nature). 

Les lacs des Néréides : d’après la mythologie grecque, les Néréides sont des nymphes des eaux. Les nymphes sont de sublimes divinités de second ordre ou des jeunes filles, souvent vierges, associées à la nature.

L'ALEXIEL

Au nord s’étend le domaine de l’Alexiel avec son désert, ses oasis et sa savane sauvage. Il touche la lande des Héléens. Il juxtapose également les Profondeurs mais son relief naturel ne le protège pas face aux invasions. Aussi, les Hémériens ont construit la cité fortifiée de Zakhal qui sert de rempart face aux ennemis. Elle longe la frontière tel un serpent protecteur. Son nom signifie d’ailleurs chenille en hébreu.

Le domaine est sous la direction de la Triade : les cités Aleph, Myrrhe et Zénith.

À l’ouest du désert et de la savane, les longues plages de sable blanc de l’Alexiel finissent dans les Eaux Sacrées.

Héléa est l’un des territoires d’acceuil des demi-dieux. Son nom vient du dieu grec Hélios qui est la personnification du soleil.

SÉMANTIQUE :

ALEXI + EL 
Alexis : 
du grec, signifie défendre, garder.
El : Dieu dans de nombreuses langues sémitiques (groupe de langues parlées dès l’Antiquité au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans la Corne de l’Afrique).

ALEPH : première lettre de l’alphabet hébraïque. Son symbole est celui du commencement, de l’élan premier, du souffle créateur, du début de la pensée. 

MYRRHE : mot biblique symbole de souffrance et de sacrifice. Il commence par un M, lettre du milieu de l’alphabet. 

ZÉNITH : la partie du ciel juste au-dessus de notre tête. Symboliquement, il est le point culminant, l’apogée. Le mot vient du latin zenit, lui-même emprunté à l’arabe samt, qui veut dire la direction, le chemin. 

ZAKHAL : de l’hébreu, chenille.

L'EXCIDIUM

Au sud-ouest, le domaine de l’Excidium est la partie la plus récente de la terre d’Héméra. Aux portes de l’Alexiel et de l’Hemasiel, elle englobe le Delta des Boréales : un lieu iridescent dans lequel le fleuve de lumière l’Éther (qui prend sa source dans le Neithiel) se termine. Les aurores du ciel rejoignent les lueurs des eaux, créant des jeux de lumières et de couleurs sur l’ensemble du territoire. 

D’un côté du Delta, la pointe du finistère est le lieu sacré duquel partent les barques contenant les lueurs unies des Hémériens et de leur conjoint afin de les mener vers les lieux de Grâce au terme de leur longue vie. De l’autre côté du Delta se dresse la Cité d’Argent qui commence sur la terre et finit dans la mer de saphir. Elle fait face à la Tour Céleste qui contient la bibliothèque d’Héméra. Son sommet touche les cieux et est un portail vers la demeure des Anges. Ses fondations s’enfoncent dans les abîmes marines et cachent en leur cœur l’ensemble des affaires et secrets infernaux, comme nombreux de ceux divins.

De l’autre côté de la Tour Céleste, les îles du Levant sont des îlots flottants qui servent de protection et accueillent des villages de guerriers aériens.

SÉMANTIQUE :

EXCIDIUM : du latin, chute, destruction et coucher de soleil.

L’Excidium étant la partie la plus récente d’Héméra, les dénominations des lieux sont plus modernes. 


ORIGINE MYTHIQUE :

La Tour Céleste : inspirée de la tour de Babel. Bāb-ilani signifie la porte des dieux. Selon la Bible, la tour de Babel serait à l’origine de la diversité des langues, et mettrait en garde contre l’orgueil humain comme le regroupement total du savoir. Les hommes, qui parlaient tous la même langue, s’unirent pour construire une tour qui touchait les cieux. Le Divin punit leur orgueil en leur faisant parler diverses langues afin qu’ils ne puissent plus se comprendre. La tour resta inachevée et les peuples se dispersèrent.

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